Cabinets de conseil
Sur une mission de trois semaines, la première ressemble toujours à la même chose : retrouver les chiffres du secteur, reconstituer la liste des acteurs, repêcher ce que le cabinet a déjà produit sur un sujet voisin, tout remettre au format. Ce n'est pas du conseil, c'est de la collecte. Au forfait, elle sort directement de la marge de la mission.
Ce qu'on entend au premier rendez-vous
Chaque mission recommence le même travail : rapports sectoriels, données publiques, sites des acteurs, articles de presse. Un junior y passe des jours, et l'essentiel de ce qu'il trouve ne finira jamais dans le livrable.
Tout le monde est d'accord pour suivre les mouvements du secteur, et personne ne tient. Six mois plus tard, c'est le client qui vous apprend la nouvelle en réunion.
Quand les missions rentrent, personne n'a le temps de chercher les suivantes. Quand elles s'arrêtent, il est déjà trop tard : un cycle de vente entre entreprises se compte en mois, pas en semaines.
Le déroulé d'une installation complète
Le point de départ
Ce déroulé n'est pas celui d'un client nommé : c'est l'ordre dans lequel les chantiers s'installent quand un cabinet veut la chaîne entière. La situation de départ, elle, ne varie pas beaucoup : la collecte se refait à la main mission après mission, la veille tient jusqu'à la mission suivante, et ce que le cabinet a déjà produit dort sur un disque partagé que plus personne ne fouille.
Chantier 1 · la mémoire du cabinet
Études livrées, notes, présentations et supports de restitution sont indexés, y compris les scans et les vieux formats. On interroge le fonds en français, et la réponse renvoie au livrable, à la page et à son auteur. C'est le premier chantier parce que c'est celui qui ne demande aucune confiance dans une machine : elle ne produit rien, elle retrouve.
Chantier 2 · la collecte sourcée
Registres officiels, données ouvertes, sites des acteurs, offres d'emploi, presse spécialisée : la matière première de l'étude est récupérée automatiquement, et chaque donnée arrive avec l'adresse d'où elle vient et la date à laquelle elle a été lue. Un chiffre sans source n'entre pas dans la base.
Chantier 3 · la veille qui ne s'arrête plus
Les acteurs suivis sont surveillés en continu : postes ouverts, changement de discours sur le site, communiqué, mouvement de dirigeant, nouvelle implantation. Ce qui bouge remonte dans un point hebdomadaire, au lieu d'être découvert six mois plus tard par le client.
Chantier 4 · l'analyse
Les jeux de données, ceux du client comme ceux collectés, sont nettoyés puis passés au crible : écarts, ruptures, valeurs aberrantes, tendances. Chaque résultat renvoie aux lignes qui l'ont produit, donc un consultant peut contester un chiffre et voir immédiatement d'où il sort.
Chantier 5 · le livrable
La trame du cabinet est reprise telle quelle : plan, méthodologie, sections de contexte pré-remplies avec les données collectées et leurs sources. Aucune machine n'écrit la recommandation. Elle prépare la matière, l'associé fait le travail pour lequel on le paie.
Chantier 6 · l'acquisition, une fois le reste en place
Ciblage à partir des comptes où le cabinet gagne réellement de l'argent, fichier vérifié avant le moindre envoi, accroche écrite société par société, relances email et LinkedIn qui s'arrêtent dès qu'une réponse arrive. Ce chantier vient en dernier, et c'est volontaire : remplir un carnet quand la production sature déjà l'équipe ne règle rien.
Ce que ça change
Le temps de mission bascule de la collecte vers l'analyse, la veille continue de tourner pendant que l'équipe est en clientèle, et rien de ce qui a été produit une fois n'est reperdu. C'est le seul endroit où un cabinet gagne de la marge sans toucher ni à ses tarifs ni à ses effectifs.
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chiffre livré sans sa source
En visio · sans engagement
Ce qu'on installe, brique par brique
Rien ne s'installe d'un bloc et rien n'est obligatoire. Les six premières briques touchent au travail de mission, les quatre dernières à l'acquisition. La plupart des cabinets démarrent par une seule, celle qui les gêne le plus, et ajoutent le reste une fois qu'ils l'ont vue tourner sur leurs vraies données.
Une question en français sur tout ce que le cabinet a produit : « qu'a-t-on déjà sorti sur la distribution spécialisée ? ». La réponse cite le livrable, la page et l'auteur.
On arrête de repayer un travail déjà fait une fois.
Chiffres d'affaires, effectifs, dirigeants, dates de création, implantations : pris directement aux registres officiels et aux données ouvertes, pas recopiés d'un article de presse.
La première semaine de mission ne sert plus à collecter.
Les acteurs que vous suivez sont surveillés sans interruption : postes ouverts, communiqués, changement de positionnement, prises de parole, mouvements de dirigeants.
La veille ne s'arrête plus quand la mission démarre.
La liste complète des acteurs d'un secteur sur une zone, taille et ancienneté comprises, reconstituée à partir des codes d'activité officiels plutôt que d'une recherche par mots-clés.
Aucun acteur ne manque à l'appel parce qu'il était mal nommé.
Les exports qu'on vous envoie, ventes, RH, exploitation, nettoyés puis passés au crible : écarts, ruptures, valeurs aberrantes, chacune rattachée à la ligne exacte qui la porte.
Le tableur de 200 000 lignes cesse d'être un mur.
La structure part de vos études comparables : plan, méthodologie, sections de contexte déjà remplies avec les données collectées et leurs sources. La recommandation reste à vous.
La page blanche disparaît du démarrage de mission.
Le système part des comptes où vous gagnez vraiment de l'argent et va chercher ceux qui leur ressemblent, plutôt qu'une liste achetée au hasard.
Vous prospectez là où vous savez déjà délivrer.
Listes achetées, exports LinkedIn, contacts de conférence et fiches du CRM ramenés à une base unique. Adresses testées avant envoi, contacts partis de la société signalés.
Votre domaine ne se brûle pas sur des adresses mortes.
Une première phrase écrite à partir d'éléments réels et vérifiables sur l'entreprise, jamais d'un modèle où l'on glisse un nom.
Dix minutes de personnalisation par contact, sur mille contacts.
Email et LinkedIn, relances programmées, plafond d'envoi respecté par boîte, arrêt automatique dès qu'une réponse arrive. Les réponses sont triées et routées vers la bonne personne.
La prospection continue quand l'équipe est en clientèle.
On prend le process qui vous coûte le plus cher et on le livre en état de marche, sur vos vraies données. Vous décidez de la suite après l'avoir vu tourner.
3 500 €
Hébergement sur votre infrastructure, code qui vous appartient, aucune donnée qui part chez un tiers.
Chiffré après le premier périmètre
On regarde ce qui se répète dans vos dossiers, on chiffre ce que ça vous coûte, et on vous dit ce qui mérite d'être repris. Vous repartez avec la réponse, y compris si la réponse est qu'il ne faut rien reprendre du tout.
Réserver un appelEn visio · sans engagement